| L'Assomption de Marie |
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| Écrit par Administrator |
| Mercredi, 17 Décembre 2008 23:08 |
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Le
dernier dogme proclamé par l'Église a
été celui de l'Assomption de Marie.
Célébrée au coeur de
l'été, le 15 août, la fête de
l'Assomption de Marie plonge ses racines dans les premiers
siècles de l'Église, mais c'est le pape Pie XII qui,
le 1er novembre 1950, en la fête de la
Toussaint, proclama officiellement ce dogme. Il le fit en ces termes :
« Nous affirmons, nous déclarons et nous
définissons comme un dogme divinement
révélé que l'Immaculée
Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir
achevé le cours de sa vie terrestre, a été
élevée en corps et en âme à la
gloire céleste. »
Par Jérôme Martineau Une longue histoire
C'est Grégoire de Tours, vers 594, qui a donné la première formulation théologique de l'Assomption de Marie. Cette doctrine a été soutenue par des théologiens comme Thomas d'Aquin et Bonaventure. En France, le roi Louis XIII demanda que la fête de l'Assomption soit célébrée solennellement avec procession. Le mouvement en faveur d'une définition dogmatique prit de l'ampleur après que le pape Pie IX eut proclamé le dogme de l'Immaculée Conception en 1854. De 1835 à 1945, huit millions de fidèles écrivent à Rome en ce sens. Il faut aussi ajouter les pétitions de 1 332 évêques et 83 000 prêtres. À la suite d'un sondage du pape, 90% des évêques se sont déclarés favorables à ce que ce dogme soit défini. Sens du dogme Le dogme de l'Assomption a pour objet l'assomption corporelle de Marie dans la gloire céleste. Comme pour celui de l'Immaculée Conception, ce dogme ne repose pas directement sur un éclairage biblique. Les évangiles ne donnent pas d'indices sur les fins dernières de Marie. Cependant, l'Église catholique depuis le cinquième siècle est demeurée fortement ancrée dans cette conviction qui lui est commune avec celle des Orthodoxes qui célèbrent cette fête sous le nom de laDormition de Marie. On peut dire que ce dogme trouve ses racines de manière implicite dans les évangiles. Saint Luc a écrit dans son évangile ces mots lourds de sens : «Bienheureuse celle qui a cru. » LeCatéchisme pour les adultes de l'Église d'Allemagne dit : « Parce qu'elle était comblée de grâce et de foi, les promesses de la foi s'appliquent aussi à elle de manière spéciale, en particulier la résurrection pour la vie éternelle, corps et âme, qui est promise à l'être humain considéré dans sa totalité, à la fois charnelle et spirituelle. » Les évêques allemands poursuivent : « Pour justifier ce dogme de foi, on peut rappeler deux faits. En premier lieu, l'union particulièrement étroite de Marie avec Jésus Christ, son fils, tout au long de sa vie terrestre. La communion avec le Christ est communion à sa croix et à sa résurrection. Tous les chrétiens sont appelés à être associés à la résurrection du Christ. Mais en Marie, à cause de son union sans pareille avec Jésus Christ, se trouve déjà anticipé ce à quoi nous sommes appelés : la résurrection du corps. En second lieu, Marie est la nouvelle Ève, la nouvelle mère de la vie. Elle a mis au monde l'auteur de la vie et par son oui, elle a contribué de façon spéciale à la victoire de la vie sur la mort. À elle s'applique dès maintenant cette parole de saint Paul : “La mort a été engloutie dans la victoire.” » André Boulet écrit dans son livre Petite catéchèse sur Marie que « celle qui a été préservée du péché originel devait être aussi préservée de la corruption du tombeau qui en est une des conséquences. “Première des sauvés”, première disciple de Jésus, associée à un titre spécial à sa mission de Rédempteur, il convenait qu'elle soit conformée à Jésus dans sa Résurrection. » La mort de Marie
L'autre thèse, présente de manière implicite dans la définition du dogme, veut que Marie ait connu la mort avant d'être transfigurée dans la gloire. Pour Jacques Bur « la glorification de son corps serait donc une résurrection de celui-ci, même si le texte de la définition ne parle pas de « Marie ressuscitée ». Contrairement à Jésus qui s'élève de lui-même dans le ciel le jour de l'Ascension, Marie a étéenlevée au ciel grâce à l'intervention mystérieuse de Dieu. Les traditions anciennes que transmettent les textes de la liturgie indiquent que Marie est vraiment morte. Jacques Bur continue : « Marie dut connaître la mort comme passage à la vie glorieuse. Jésus n'avait-il pas dit que pour parvenir à la gloire, tout homme doit à son exemple passer par la croix? » « L'assomption de Marie n'est pas, à la différence de Jésus, le fondement de notre espérance en la résurrection, mais seulement un fruit de la résurrection de Jésus qui contribue à affermir notre espérance. » Le privilège qui a été accordé à Marie consiste dans le fait que cette « résurrection » s'est réalisée pour elle immédiatement après sa mort. Les Orthodoxes utilisent le mot « dormition » en parlant des derniers instants de la vie de Marie. Ce mot est en lien avec la tradition juive qui parlait des justes qui s'endormaient et qui étaient réunis auprès de leurs pères. Jésus, dans les évangiles, insistait pour dire que la mort « n'est qu'une sorte de sommeil, et que ceux qui dorment sont, en réalité, vivants avec Dieu. » Que signifie ce dogme pour nous? Je me réfère au Catéchisme pour adultes de l'Église allemande pour répondre à cette question. « Marie est un modèle de rayonnement de l'espérance authentiquement chrétienne. C'est une espérance pour l'être humain dans sa totalité. La chair est ainsi sauvée. Elle sera délivrée des pesanteurs de la matière terrestre et transfigurée à l'image du Christ en participant à la gloire de Dieu. Cette espérance est digne de foi parce que Jésus Christ a été ressuscité des morts. Il est le principe et le fondement de notre espérance. En Marie, nous voyons clairement comment cette espérance se réalisera pour chacun d'entre nous, en amenant à sa perfection l'être humain entier. En Marie se trouve concrétisée l'espérance de tous les chrétiens. » Cette chronique a
été rédigée à l'aide duCatéchisme allemand pour adultes, 1987, du
livre d'André Boulet, Petite
catéchèse sur Marie, Saint-Paul, 1993,
ainsi que de l'excellent ouvrage de Jacques Bur, Pour
comprendre la Vierge Marie, Éditions du
Cerf. |
| Mise à jour le Samedi, 03 Janvier 2009 13:31 |

Croire


L'Église
de Jérusalem célébrait une fête en
l'honneur de la « dormition de Marie » dès
le Ve siècle. L'empereur Maurice (582-602) étendit
cette fête à tout l'empire romain. Toutes les
Églises du christianisme ancien l'ont
célébrée. Il y a plusieurs types de
récits qui racontent la mort de Marie. Les uns disent que
Marie n'est pas morte alors que d'autres affirment que son corps a
été amené par les anges après sa
mort. Le pape Pie XII ne prend pas position sur la manière
dont Marie « a été élevée
en corps et en âme à la gloire céleste.
»
Le
pape Pie XII n'a pas défini dans le texte du dogme de
l'Assomption la question encore discutée de la mort de Marie.
Deux thèses se sont longtemps affrontées. L'une
d'elle dit que Marie a été enlevée au ciel
avant sa mort. Plusieurs légendes et textes apocryphes ont
transmis cette croyance.