Tous acteurs de la mission auprès des jeunes générations !

CAP SUR LES JEUNES par Mélanie Charron

Cap Jeunesse

Notre sentiment d’incompétence par rapport aux jeunes a souvent l’apparence d’un éléphant dans la pièce. D’où la tentation de confier à d’autres le témoignage et la proposition de la foi à ce groupe générationnel. Que chaque personne parmi nous se sente concernée comme acteur ou actrice de la mission auprès des jeunes m’apparaît pourtant comme une courroie essentielle dans la transmission des trésors de notre spiritualité.

Dans mon dernier billet, je nous invitais à écrire les prénoms des jeunes que nous côtoyons. Notre liste donne à se questionner: « Pourquoi attendre que des “spécialistes” s’occupent de l’éveil spirituel des jeunes qui m’entourent? Pourquoi attendre alors que je suis à une main sur l’épaule, à une oreille attentive, à un sourire ou à un dialogue respectueux de chacun d’eux? »

Les « spécialistes » de la « mission jeunesse » n’ont pas assez de mains et de pieds pour faire rayonner l’Évangile et favoriser la rencontre avec Jésus Christ. Nous sommes appelés à être partenaires de cette mission. Mais comment?

D’abord connaître la jeunesse

Il serait satisfaisant que j’aie pour nous des recettes éprouvées! Ces dernières sont comme une maison bâtie sur le sable si nous ne connaissons pas d’abord la jeunesse que nous sommes appelés à aimer, à fréquenter et à éveiller à la foi.

Depuis le dernier ressourcement auquel j’ai participé, certains propos de la conférencière Rachel Thibault, Ph.D., m’habitent inlassablement. Cette ergothérapeute et professeure à la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa a fait augmenter mon coefficient de bienveillance face aux jeunes.

Elle nous a exposé que les 15 à 24 ans forment le groupe au sein duquel on retrouve le plus de troubles de santé mentale au Canada. Il s’avère que c’est la 2e cause d’hospitalisation chez les 20 à 44 ans.

Développer la résilience

Cela s’expliquerait, entre autres, par l’entrainement à la résilience qui serait quelque peu déficient chez les jeunes générations. J’écris cela sans condamnation. Sans mettre la faute sur le mode de vie d’une majorité d’entre eux. Je me demande plutôt: comment pourrai-je contribuer à ce que les jeunes qui m’entourent développent leur résilience? Comment pourrions-nous, tous et toutes, y contribuer?

La résilience, qui est la capacité à rebondir à la suite d’une situation difficile, s’apparente drôlement à la Résurrection, mystère central de notre foi. Comme croyantes et croyants, nous avons foi en la vie plus forte que tout. Ai-je l’audace de témoigner de mes relèvements aux personnes qui m’entourent? Ai-je l’audace, sans imposition aucune, de témoigner de ma résilience et de la Résurrection qui s’opère déjà dans mon existence?

La vie plus forte que tout

Nous sommes à une main sur l’épaule, à une oreille attentive, à un sourire ou à un dialogue respectueux des jeunes de notre entourage. Nous avons à leur annoncer que la vie est plus forte que tout. En commençant par le témoignage de notre propre histoire qui est ponctuée de résilience et de la promesse de la Résurrection.